Cette plante semble être connue par les plus anciens naturalistes ; elle est mentionnée par Théophraste, Dioscoride, Pline ainsi que par des plus modernes tels que Matthiole, Lobel et Clusius ; souvent comparée et même confondue par certains dentre eux avec dautres plantes telles que Xanthium (sans doute spinosum) et Heliotropium europeum
association retrouvée fréquemment dans les stations. Chrozophora tinctoria, du grec « chrozo « teindre et « pherô « porté. Ce nom de genre (renforcé par le nom despèce) évoque ses propriétés tinctoriales. Cette plante contient un pigment qui a la propriété de changer de couleur selon lacidité ou lalcalinité du milieu où il est immergé.
Cette espèce méditerranéenne, thermophile, héliophile, est peu commune dans le Vaucluse où elle occupe létage mésoméditerranéen (150 à 350m.). Elle est en limite daire septentrionale dans la partie centrale du Vaucluse où on la rencontre dans quelques stations en petites populations (de 1 à quelques dizaines dindividus), en lisière de champs cultivés, dans des friches postculturales ou sur des talus. Elle a été vue près de Cabrières dAvignon lors de la sortie SBV du 3 Septembre 2006.
Cette plante annuelle de 10 à40 cm. est tomenteuse, grisâtre ( couverte de poils étoilés). Elle possède des feuilles alternes, longuement pétiolées, ovales-rhomboïdales, sinuées dentées. On peut observer ses fleurs nombreuses et discrètes en septembre ; elles sont unisexuées, jaunâtres : -Les fleurs mâles subsessiles en grappes courtes et dressées avec 5-10 étamines bien visibles. -Les fleurs femelles par 1-4 à la base de la grappe mâle sont pédonculées avec 3 styles bifides.
Le fruit est une capsule assez grosse (7 à 8 mm.) penchée, à 3 coques globuleuses, tuberculeuses, monospermes. A maturité, chaque coque souvre brusquement éjectant la graine quelle contient à une certaine distance.
Ce fruit très caractéristique lui vaut dêtre classée dans les Euphorbiacées( autrefois les « tricoques » ). Ce genre se distingue nettement du genre Euphorbia où les fleurs unisexuées sont réunies en une inflorescence bisexuéee très particulière : le cyathium.
°Texte daprès un article de Roselyne Guizard. °Photographies : Roselyne Guizard.
°Pour plus dinformations, voir le dossier publié dans le Bulletin SBV n°16- mai 2006. |
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